Deux excellents romans japonais : « La pierre et le Sabre » (1er tome) et « La parfaite lumière » (2ème tome)


 
« La pierre et le sabre » et « La parfaite lumière » sont deux livres écrits par Eiji Yoshikawa qui retracent les aventures du Myamoto Musashi, un célèbre samouraï qui vécut au XVIIe siècle.
Les deux tomes sont conséquents: plus de 700 pages chacun, mais ils sont bien écrits et ils se lisent très facilement.
Myamoto Musashi a réellement existé. Ce samouraï incroyable a lui-même écrit des ouvrages.
L’histoire se passe après la fameuse bataille de Sekigahara qui a mis fin aux guerres féodales et qui a initié une période de paix qui allait déboucher sur l’unité du Japon.
Les deux tomes nous plongent dans ce Japon du XVIIe siècle et ils nous font découvrir tout cet univers passionnant.
Dans les critiques des lecteurs français d’Amazon, beaucoup compare ce livre à nos « Trois Mousquetaires », tandis que la préface, qui est écrite, par un américain fait le parallèle avec « Autant en emporte le vent » et je dois dire, sans vouloir faire celui qui ne sait pas prendre parti, qu’il y a, c’est vrai, des deux: de l’aventure et de l’amour.
Publié en 1935 sous forme de feuilleton dans l’Asahi Shimbun et en 1984 pour l’édition française, ce livre a été un tel succès  au Japon qu’on compte un grand nombre d’adaptations télés, cinématographiques ou sous la forme de manga.
La suite de ma critique de ses deux classiques de la littérature japonaise sur mon ancien blog.
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« Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre : mon avis

Je viens de terminer « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre qui a reçu le prix Goncourt en 2013.  J’ai dévoré ce livre de plus de 500 pages en une semaine à peine. L’histoire est tellement prenante, les personnages, comment dira-je, tellement attachants malgré leurs bassesses, que je ne pouvais pas lâcher ce livre tant que je ne tombais pas de sommeil.

Le synopsis est simple, rassurez-vous, il n’y aucun spoiler.

A la veille de l’armistice, deux poilus vont voir leur destin se lier. L’un sauve la vie de l’autre alors qu’ils se connaissaient à peine. En sauvant la vie de son camarade, le poilu reçoit un éclat d’obus qui le défigure atrocement. Au lendemain de la guerre, les deux poilus ne vont plus se quitter. Pour devenir riches, mais aussi pour se venger de cette France qui célèbre ses morts et oublie ses survivants, ils vont monter une arnaque incroyable et totalement immorale. Toute une galerie de personnages tourne autour de ces deux personnages principaux. Et comme dans les films et séries américaines, les seconds rôles voire les troisièmes rôles sont autant travaillés et attachants (et immoraux) que les premiers.

Au Revoir Là-Haut est extrêmement bien écrit. Le style de Pierre Lemaitre est très vivant et assez surprenant. Nous ne sommes pas dans un style précis, défini. L’auteur mêle le style direct, l’indirect, le langage familier avec un langage plus soutenu. Grâce à cela, Pierre Lemaitre nous fait plonger dans cette époque trouble de l’après Première Guerre mondiale.

Pour conclure, le titre vient d’une citation qui est au début du livre et qui est extraite d’une lettre du soldat Blanchard. Cette lettre adressée à sa femme a été écrite par le soldat Blanchard juste avant son exécution le 4 décembre 1914. Avec 5 autres soldats, dont un caporal, le soldat Jean Blanchard fait partie des Martyrs de Vingré, ces soldats exécutés au tout début de la Première Guerre mondiale accusés d’avoir reculés de leur propre initiative lors d’une attaque allemande. Accusés à tort et exécutés à tort, ils seront réhabilités le 29 janvier 1921.

L’article de Wikipédia sur les Martyrs de Vingré est très intéressant. On y trouve les lettres touchantes écrites par ces soldats et destinées à leurs familles.

Pour conclure une nouvelle fois, Albert Dupontel a acquis les droits du roman pour le cinéma. Le film devrait sortir cette année 2017.